Les personnes malades et l'assurance emprunteur

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La nouvelle convention AERAS, signée le 1er février, va permettre, à partir du 1er septembre, la création d'un nouveau Contrat d'assurance. Facilitant l'accès aux Assurances Emprunteur pour les personnes malades, ce dernier inclura toutes les pathologies.

L'Etat, les assureurs, les associations de malades et les banques ont signé le 1er février une nouvelle convention AERAS (s'assurer et emprunter avec un risque aggravé de santé). Par rapport à la précédente, qui datait de 2007, son but est clairement de faciliter l'accès aux assurances emprunteur pour les personnes malades ou handicapées. Une assurance qui leur est indispensable, entre autres, pour tout prêt immobilier, voire pour un crédit à la consommation. Mais qui leur est souvent proposée moyennant des surprimes augmentant parfois de 50% sa valeur habituelle. Voire purement et simplement refusée.

A partir du 1er septembre, les assureurs devront donc proposer une nouvelle assurance santé crédit couvrant tout les risques d'invalidité pour les personnes à risque aggravé de santé, sans exclusion de pathologie. C'est ainsi le cas du cancer, du sida, du diabète ou des maladies cardio-vasculaires. Jusqu’à présent, seule la couverture en cas de décès était le plus souvent assurée.

La Convention AERAS bénéficie actuellement à 10% des emprunteurs, soit un peu plus de 400 000 personnes, et cherche donc à en conquérir davantage. Ainsi, concernant les moins de 50 ans, sa nouvelle mouture ne nécessitera plus de questionnaires de santé, pour les emprunts à la consommation inférieurs à 17 000 Euros et à une durée de quatre ans, ainsi que pour les emprunts immobiliers inférieurs à 320 000 Euros. L’accès à la prime d'assurance est aussi facilité, et les surprimes seront prises en charge à 100% pour les moins de 35 ans.

A plus long terme, un groupe de travail composé de professionnels de santé suivra de près les progrès de la médecine, afin de calculer le plus précisément possible les risques liés à chacune des pathologies. Les assurances et les banques, qui seront dès septembre toutes soumises aux mêmes règles, seront priées d'en tenir compte.  Reste à voir si elles répercuteront ces mesures dans leurs tarifs d'assurance emprunt, sachant qu’aucune sanction n'est actuellement prévue... Alors que leur mise en concurrence devrait être facilitée au cours de l'année, libre aux femmes et aux hommes dont la santé est sujette à cette convention de les comparer !

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