Pour un covoiturage sans risques

Le phénomène du covoiturage a pris une grande ampleur depuis de nombreuses années. Nous ne comptons plus en effet les avantages économiques, écologiques et de convivialité de ce nouveau mode de transport. Quelles sont les précautions à prendre pour le pratiquer sans risques ? Jechange fait le point.

A l'occasion des fêtes, trouver un "Sam", à savoir un conducteur qui ne boit pas, n'est pas chose aisée. C'est donc le moment ou jamais d'opter pour le covoiturage ! Peut-être que certains d'entre vous  ont peur de franchir le pas, car ils se demandent si leur assurance les couvriront bien en cas d'accident, ou autre sinistre. La première chose à vérifier est évidemment que le conducteur possède bien une assurance auto. En effet, s'il n'en possède pas, tout dommage ou accident causé sur toute personne se trouvant dans son véhicule serait entièrement à sa charge. Invitez le alors à en trouver une, et à se renseigner sur Jechange.fr !

Beaucoup de contrats d'assurances auto varient, en effet, mais la plupart sont aussi des assurances responsabilité civile, conformément à la loi Badinter du 5 juillet 1985. Cette garantie couvre les tiers en tant que passagers ordinaires. Vérifiez donc bien, au cas où, que votre assurance possède cette fameuse couverture "au tiers" applicable dans toute l'Europe. Il faut aussi être attentif à un certain nombre de clauses pouvant apparaître dans votre contrat d'assurance, par exemple si elle n'est pas restrictive à propos des trajets allant du lieu de travail au domicile, ou encore si vous conduisez une voiture de fonction.

Parfois, il peut être aussi nécessaire de changer de conducteur, surtout si le chauffeur attitré du véhicule n'est plus vraiment apte à le conduire...  A ce moment-là, vérifiez bien qu'il n'y ait pas de clause de conduite exclusive, privant de couverture toute personne qui prendrait le volant, qui n'aurait pas été déclarée préalablement. De la même manière, Si vous êtes passager, pensez à demander au conducteur s'il est bien le propriétaire du véhicule. Et n'hésitez pas à contrôler par vous-même la vignette de son assurance se trouvant sur son pare-brise avant, pour bien vérifier que ladite assurance est à jour.

Pour les questions monétaires relatives aux frais de transport, le covoiturage ne fait l'objet d'aucune législation spécifique. Il est simplement considéré comme un service amical se limitant au partage des frais, selon l'accord que se seront fixés le conducteur et ses passagers. Cela est vrai autant s'ils se connaissent réellement, ou si les passagers ont été pris en auto-stop. Mais en aucun cas le conducteur ne peut abuser de sa position pour engranger des bénéfices, et développer un commerce de transport s'il n'y est pas habilité. C'est donc pour des raisons de praticité, mais aussi de légalité que de nombreuses associations facilitant et organisant le covoiturage se sont créées. Votre entreprise ou une association près de chez vous ont peut-être mis en place ce système : renseignez-vous, et surtout bonne route !

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