4 critères qui déterminent le prix de votre cotisation d'assurance auto

Tarifs d'une assurance auto
L'existence – ou non – d'un second conducteur tout comme le kilométrage envisagé sont deux des multiples facteurs entrant en ligne de compte dans le calcul du prix.

Historique personnel du conducteur, valeur du bien assuré, choix des garanties souscrites, évolution du marché... Découvrez les quatre grands critères sur lesquels se base un assureur pour fixer le montant de votre police d'assurance !

La fin de l’année n’est pas toujours une période favorable pour les automobilistes. Synonyme de fêtes et de réjouissances en famille, elle est aussi le moment que les assureurs choisissent pour publier et officialiser leurs tarifs applicables à compter de l’année suivante.

Pourquoi pouvez-vous subir une hausse subite de votre prime sans avoir commis aucune faute ? Du reste, quels sont les différents éléments qui rentrent en compte dans le calcul du montant de votre cotisation d'assurance auto ?

1 - Les critères liés au conducteur

La préoccupation majeure de l’assureur consiste à déterminer le niveau de risque que vous représentez aussi précisément que possible, ce qui lui permettra ensuite d’adapter le montant de la prime d’assurance. Il appréciera – le plus souvent via un algorithme complexe – des critères multiples liés à votre propre personne et notamment :

  • Votre âge, et le nombre d’années de détention du permis de conduire. Un jeune assuré auto est statistiquement plus exposé au risque d’accident, tout comme les automobilistes les plus âgés.
  • Votre sexe. Les hommes tendent à être légèrement surreprésentés dans le nombre d’accidents par rapport aux femmes. À noter que la CJUE a jugé « discriminatoire » le fait de considérer le sexe comme un facteur de risque en assurance. Toutefois, comme le note Alexis Debut, responsable du Pôle Assurances chez JeChange.fr, « cette décision visant à mettre un terme à la différenciation tarifaire entre conductrices et conducteurs tend à rester lettre morte chez certains assureurs ».
  • Votre situation familiale, voire votre profession. Les conducteurs ayant une charge de famille tendent en effet à se montrer plus prudents au volant.

Le saviez-vous ?

À ces appréciations, qui peuvent sembler subjectives, s’ajoutent des éléments plus pragmatiques tels que :

  • l’existence – ou non – d’un second conducteur pour le véhicule, avec bien sûr une légère surprime à prévoir dans ce cas
  • l’utilisation du véhicule pour le trajet domicile-travail ou seulement pour le week-end (autrement dit le kilométrage envisagé)
  • votre historique auprès de l’assureur ou d’autres compagnies, lequel englobe notamment les éléments suivants :
    • coefficient de bonus-malus
    • nombre d’années sans aucun sinistre responsable
    • nombre total d’accidents responsables depuis l’obtention de votre permis de conduire

2 - Les critères liés au véhicule

En cas de sinistre, un véhicule neuf et haut de gamme engendrera des coûts beaucoup plus importants à prendre en compte par l’assureur si jamais son conducteur opte – avec raison – pour une assurance tous risques. De ce fait, les véhicules neufs entraînent traditionnellement une prime d’assurance plus conséquente que ceux d’occasion.

Le modèle, la marque, la puissance fiscale, le type de moteur ou encore le type de carrosserie, tout comme le « millésime » (l’année de première mise en circulation) vont être attentivement vérifiés par l’assureur, qui procédera la plupart du temps à une évaluation conservatrice de la valeur du véhicule en se basant sur sa cote Argus.

Pour déterminer la probabilité d'un vol, la marque et le modèle ont aussi leur importance. En effet, les voleurs ont une préférence très marquée pour certains types de véhicules par rapport à d’autres, au point qu’un « palmarès » des voitures les plus volées est dressé chaque année.

Smart Fortwo II

La Smart Fortwo II est le modèle de véhicule le plus volé en France, selon le palmarès 2016 établi par l'association « 40 millions d'automobilistes ». (Crédit : Smart)

Notez donc bien que si vous acquérez l’un de ces véhicules et souhaitez ajouter une garantie vol à votre contrat d'assurance auto, attendez-vous fort logiquement à payer plus cher que pour un véhicule à la meilleure réputation en termes de sécurité.

Enfin, le lieu habituel du stationnement de votre véhicule est primordial. Selon que vous avez les moyens de le stationner sur la voie publique, sur votre propriété à ciel ouvert ou enfin dans un local privé et fermé (cette dernière option étant bien sûr idéale), l’assurance tous dommages vous coûtera plus ou moins cher.

3 - Les critères liés aux garanties souscrites

C’est une évidence, qui a cependant besoin d’être rappelée. Le meilleur moyen de diminuer le montant d’une assurance auto est de se montrer moins gourmand sur les garanties souscrites, en gardant toujours à l’esprit que la souscription d’un contrat bas de gamme se fait à vos risques et périls !

Constituant le socle légal minimum pour circuler, une assurance dite « au tiers » est la formule la moins chère. Elle ne protégera cependant, comme son nom l’indique, que les tiers qui pourraient être victimes d’un accident causé par une faute de votre part.

Attention cependant : aucune indemnisation n’est à attendre pour votre propre préjudice matériel, voire corporel si l’accident est de votre fait ou – pire – a été causé par un conducteur non identifié (sauf cas rare où une saisine du fonds de garantie est possible).

À l’autre extrémité, être assuré tous risques vous permet d’être remboursé en cas de sinistre responsable à 50 % ou 100 %, selon les cas, et après application d’une franchise plus ou moins élevée. Bien sûr, une assurance tous risques se traduit par une prime plus conséquente.

4 - Les critères liés à l’évolution du marché de l’assurance

Même un conducteur modèle s’expose potentiellement, chaque année, à une hausse parfois significative de sa prime d’assurance auto. De fait, votre assureur est tenu de prendre en compte un certain nombre de facteurs « exogènes » et totalement indépendants de votre cas particulier, dont :

  • L’évolution de la sinistralité au cours de l’année écoulée. Si des intempéries ou un relâchement généralisé ont conduit à une augmentation des accidents, votre assureur n’hésitera pas à augmenter la cotisation de tous les assurés pour maintenir sa viabilité financière (frais de gestion, marge commerciale…) et honorer les indemnisations à verser.
  • La sophistication technologique croissante des véhicules implique des coûts de réparation toujours plus élevés en cas de sinistre. Cela se répercute sur le tarif des assurances.
  • La fiscalité applicable à l’assurance, comme dans bien d’autres domaines, est en mouvement permanent. Toute hausse de taxe subie par les assureurs est mécaniquement répercutée sur les clients, qui constituent le dernier maillon de la chaîne.

Mais pourquoi paie-t-on plus cher à Lille qu'à Limoges ?

La plupart des compagnies d’assurance se basent sur des données statistiques globales réparties par grandes zones géographiques, selon la densité du trafic.

C’est la raison pour laquelle un habitant des Hauts-de-France paiera généralement davantage qu’un conducteur de Nouvelle-Aquitaine, par exemple.

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